RDC: Les blouses blanches accordent un ultimatum de 72 heures au gouvernement.
Grogne dans le secteur de la santé. Le syndicat national des médecins (SYNAMED) asbl en sigle, le syndicat des médecins de la République Démocratique du Congo (SYMECO) en sigle, le syndicat libre des médecins (SYLIMED) en sigle et le syndicat pour l’intérêt public des médecins du CONGO (SYPUMECO) en sigle, montent au créneau. Ils déplorent la dépréciation de la monnaie nationale qui a largement et lourdement réduit la capacité financière du médecin des services publics de l’Etat et aggravé sa situation sociale déjà précaire.
Les engagements
d' ordre pécuniaire pris par le Gouvernement de la République dans le cadre du deuxième avenant d’accord du 3 août 2021, notamment l'allignement de 800 médecins par trimestre, la paie des indemnités de logement et de transport par palier à partir du deuxième trimestre de 2023, la paie aux grades statutaires ainsi que la mécanisation de 1000 médecins au troisième trimestre 2023 ne sont pas encore tenus, en dépit des travaux intensifs organisés dans le cadre de la commission interministérielle. En dépit des efforts consentis par les syndicats des médecins pour préserver la paix sociale, le gouvernement de la République n’honore pas pour sa part, «la patience des médecins qui attendent la paie complémentaire du deuxième trimestre et l'alignement des effectifs de plus de 1600 médecins sélectionnés de manière anonyme dans le cadre des derniers travaux de la commission interministérielle. En cette année électorale où la paix sociale devait être de mise et à l'aube des IXès jeux de la Francophonie, le gouvernement sera seul responsable de tout mouvement de mécontentement
des médecins, si le signaux claires ne sont pas urgemment donnés pour rencontrer leurs attentes sociales légitimes.
En conséquence ,prenant dorénavant déjà à témoin l’ opinion tant nationale qu’internationale, le synamed asbl, symeco, sylimed et sypumed soutiennent qu’ en cas de persistance dans les 72 heures de
l’inaction du gouvernement de la république face à ses propres engagements librement pris dans le cadre du deuxième avenant à l'accord du 3 août 2021, ils se réservent le droit de recourir à toutes les voies légales devant amener le gouvernement de la République au respect des engagements pris envers les médecins des services publics de l'Etat.
A noter qu'ils ont fait cette déclaration à l'issue de l'évaluation faite sur la tenue par le gouvernement de la République de ses engagements pris vis-à-vis des médecins du service public de l'état dans le cadre du deuxième avenant à l'accord du 03 Août 2021 signé le 21 mars 2023. Et cela après analyse de la situation réelle sur terrain.
Esther AMISI.