RDC: les nord et sud-Kivu, en proie à des inondations et des combats.
En RDC, le coordonnateur humanitaire des Nations unies et numéro deux de la Monusco, la mission onusienne dans le pays, Bruno Lemarquis s'est rendu dans des zones où sont installés des déplacés, dans des conditions le plus souvent très précaires : dans le Sud-Kivu frappé par de graves inondations en mai et dans le Nord-Kivu par les combats entre l'armée et les rebelles du M23.
Les Nations unies appellent à relocaliser les déplacés de Kalehe. Un peu plus de deux mois après les pluies diluviennes de mai et les glissements de terrain qui avaient fait près de 500 morts et plus de 350 blessés dans ce territoire du Sud-Kivu, dans l'Est de la RDC, le coordonnateur humanitaire des Nations Unies et numéro deux de la Monusco, la mission onusienne dans le pays, a visité samedi le village sinistré.
Bruno Lemarquis s'est entretenu avec des familles ainsi qu'avec des représentants des autorités locales. Selon lui, des solutions plus durables doivent être proposées pour les habitants dont les villages ont été ensevelis.
« La discussion en cours maintenant, c’est la sécurisation du foncier, c’est la sécurisation de sites où ces villages pourront être réinstallés, explique t-il. La question foncière en RDC, c’est très délicat. Des discussions sont en cours avec les autorités pour sécuriser de grands espaces, pas trop loin des terres de ces gens, pour qu’ils ne soient pas déracinés, pour que très vite, avant la prochaine saison des pluies ou le plus rapidement possible, les terres soient sécurisées et tous les efforts puissent être faits pour rebâtir des abris semi-temporaires ou temporaires pour que les villages se reconstruisent.»
Dans le Nord-Kivu cette fois, les déplacés qui fuient les combats entre l'armée congolaise et les rebelles du M23 ne doivent pas être oubliés.
Bruno Lemarquis s'est aussi rendu dimanche dans le camp de Bushagara, près de Goma. Ce camp accueille 60 000 déplacés, sur les 600 000 qui se sont installés aux alentours de la ville depuis la reprise des hostilités entre l'armée congolaise et les rebelles du M23.
Au total, un quart de la population du Nord-Kivu, a dû fuir de chez elle, dont un million deux cent mille personnes depuis le début de l'année. Dans le camp de déplacés de Bushagara, le coordonnateur humanitaire des Nations unies a constaté l'étendue des besoins, mais il déplore que les autorités congolaises et la communauté internationale n'aient pas pris la mesure du drame. Il lance un véritable cri d'alarme.
RDC: avec les déplacés du Kivu, victimes des inondations et des sinistrés Bruno Lemarquis s'est rendu dans des zones où sont installés des déplacés, dans des conditions le plus souvent très précaires : dans le Sud-Kivu frappé de graves inondations en mai et dans le Nord-Kivu par les combats entre l'armée et les rebelles du M23.
Vue aérienne d'un camp de déplacés non loin de Goma, en RDC.
Vue aérienne d'un camp de déplacés non loin de Goma, en
Les Nations unies appellent à relocaliser les déplacés de Kalehe. Un peu plus de deux mois après les pluies diluviennes de mai et les glissements de terrain qui avaient fait près de 500 morts et plus de 350 blessés dans ce territoire du Sud-Kivu, dans l'est de la RDC, le coordonnateur humanitaire des Nations unies et numéro deux de la Monusco, la mission onusienne dans le pays, a visité samedi le village sinistré de Bushushu.
Des inondations dévastatrices dans le territoire de Kalehe en République Démocratique du Congo, ont fait des centaines de morts et disparus et de nombreux blessés, une équipe d'urgence de MSF est arrivée le 6 mai 2023 à Nyamukubi et Bushushu pour soutenir les sinistrés et les autorités locales dans les zones les plus touchées.
Des inondations dévastatrices dans le territoire de Kalehe en République Démocratique du Congo, ont fait des centaines de morts et disparus et de nombreux blessés, une équipe d'urgence de MSF est arrivée le 6 mai 2023 à Nyamukubi et Bushushu pour soutenir les sinistrés et les autorités locales dans les zones les plus touchées. © MSFcongo
Bruno Lemarquis s'est entretenu avec des familles ainsi qu'avec des représentants des autorités locales. Selon lui, des solutions plus durables doivent être proposées pour les habitants dont les villages ont été ensevelis.f de
« La discussion en cours maintenant, c’est la sécurisation du foncier, c’est la sécurisation de sites où ces villages pourront être réinstallés, explique t-il a La question foncière en RDC, c’est très délicat. Des discussions sont en cours avec les autorités pour sécuriser de grands espaces, pas trop loin des terres de ces gens, pour qu’ils ne soient pas déracinés, pour que très vite, avant la prochaine saison des pluies ou le plus rapidement possible, les terres soient sécurisées et tous les efforts puissent être faits pour rebâtir des abris semi-temporaires ou temporaires pour que les villages se reconstruisent.»
Dans l’est de la RDC, le déboisement, cause principale des inondations meurtrières
« Ils peuvent rester sur les sites où ils sont actuellement, mais ce sont vraiment des sites de fortune, des abris provisoires où ils ne vont pas refaire leur vie. Ça va quelques mois, mais très vite, il faut qu’ils se réinstallent dans des conditions plus propices ; ces villages doivent être rebâtis. Des discussions sont en cours entre le niveau local, le niveau provincial et le nive HBau national. Pour l’instant, il n’y a pas de solution. Il y a des options, les options sont connues, les décisions à prendre sont connues, elles sont (entre les mains des) autorités. »
Rachel Tessya